Bonjour à tous !
Voici un livre de la médiathèque de Melun.
SARA OMAR :
Née à Sulaymaniyah (Iraq) , le 21/08/1986
Née dans une province du Kurdistan, Sara Omar s'est réfugiée au Danemark à la fin des années 1990. (Suite au massacre après l'attaque chimique d' Halabja, guerre Iran-Iraq 1988)
Diplômée en sciences politiques, elle est la première romancière kurde à entrer sur la scène littéraire internationale.
Sara Omar est engagée auprès de nombreuses organisations et associations telles que Crossing Border, Amnesty International ou encore L' Association danoise de l'ONU pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants, les crimes d'honneur, les mutilations sexuelles et le contrôle social.
La Laveuse de mort, tome inaugural d'une série de 3 livres centrée autour du personnage de Frmesk, est son premier roman. (traduit du danois)
Kurdistan, 1986. Lorsque la frêle Frmesk (signifie "larme") vient au monde, elle n’est pas la bienvenue aux yeux de son père. Ce n’est qu’une fille. De plus, son crâne chauve de nourrisson porte une petite tache de cheveux blancs. Est-ce un signe d’Allah ? Est-elle bénie ou maudite ?
La mère de Frmesk craint pour la vie de sa fille. Quand son mari menace de l’enterrer vivante, elle ne voit d’autre solution que de la confier à ses propres parents.
Gawhar, la grand-mère maternelle de Frmesk, est laveuse de mort. Elle s’occupe du corps des femmes que personne ne réclame, ne veut toucher ni enterrer : des femmes assassinées dans le déshonneur et la honte.
Le grand-père est un colonel à la retraite qui, contrairement à sa femme, ne lit pas uniquement le Coran mais possède une riche bibliothèque. Ce foyer bienveillant ne parviendra qu’un temps à protéger Frmesk des inexorables menaces physiques et psychologiques qui se resserrent sur elle, dans un pays frappé par la guerre, le génocide et la haine.
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La mort est omniprésente dans ce roman non seulement à travers la guerre Iran-Iraq qui frappe le pays mais également pour les femmes, et n’épargne pas celles de la famille ou du voisinage de Fremsk lorsque le doute s’installe sur leur pureté ou fidélité mais également par le rôle tenu par Gawhar, sa grand-mère, assumant le rôle de laveuse de mort, celle qui fait la toilette des femmes mortes abandonnées, mutilées, torturées, oubliées de leurs familles et leur donne un aspect digne et propre pour le dernier voyage.
Ce roman, premier volet d’une saga autour du personnage de Frmesk, raconte de la naissance jusqu’à l’âge de 5 ans l’enfance de la fillette, une enfance faite de violences dans un pays déchiré par la guerre et les exactions, meurtres commis au nom d’un Dieu, d’une croyance, de l’ignorance.
Ce récit nous est relaté par Frmesk elle-même, (elle a 30 ans), en 2016 au Danemark alors qu’elle vient de subir une opération dans un hôpital. Elle confie à son ordinateur ses pensées, ses souvenirs tout en se méfiant de tout et de tout le monde. Elle est dans une tension permanente, terrifiée à l’idée d’être identifiée.
Plusieurs fois, elle s’était fait la réflexion que ce devait justement être cela, la plus grande faiblesse de l’homme : de croire aveuglément et de placer toute sa confiance en une puissance supérieure qui, au lieu d’améliorer les choses, ne faisait que les aggraver.
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Un coup de